DISCOURS - INTERVIEWS

Discours du Président de la COBAC lors de sa dixième rencontre annuelle avec la profession bancaire

mercredi 27 juin 2018

La 10ème rencontre annuelle de concertation avec la profession bancaire et financière de la CEMAC s’est tenue le 27 juin 2018 à l’Hôtel Mont Fébé à Yaoundé au Cameroun, sous la présidence de Monsieur ABBAS MAHAMAT TOLLI, Président statutaire de la Commission Bancaire de l’Afrique Centrale (COBAC) et Gouverneur de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC), en présence du Secrétaire Général Adjoint de la COBAC, Monsieur Maurice Christian OUANZIN.

Ont également participé à cette rencontre le Directeur Général des Etudes, Finances et Relations Internationales de la BEAC, les directeurs nationaux de la BEAC, le représentant du Secrétaire Permanent du GABAC, Madame Ludwine OYENI-AMONI, Présidente de la fédération des Associations Professionnelles des Etablissements de Crédit (APEC) de la CEMAC, les Présidents des APEC, les Directeurs Généraux des établissements de crédit et de microfinance de la CEMAC. Ont également assisté aux travaux, le Directeur général du GIMAC, les responsables et cadres de la COBAC et de la BEAC.

Discours prononcés par le Président de la COBAC à l'occasion de la vulgarisation du nouveau dispositif de la microfinance

mardi 26 juin 2018

M. ABBAS MAHAMAT TOLLI, Président de la COBAC, a notamment relevé dans son propos introductif que cette évolution réglementaire vise à renforcer le dispositif de supervision des établissements de microfinance, en droite ligne avec les standards internationaux en la matière. Il a également précisé qu'elle permettra d’améliorer la viabilité de ces établissements ainsi que leurs capacités, de manière à renforcer leur résilience, pour un secteur de la microfinance plus solide, et plus globalement, un système financier plus stable.

Le nouveau dispositif réglementaire, faut-il le rappeler, repose sur le règlement CEMAC relatif aux conditions d’exercice et de contrôle de l’activité de microfinance dans la CEMAC, autour duquel s’articulent onze (11) règlements COBAC d’application et une instruction.

Dans son allocution de clôture, le Président de la COBAC a vivement engagé les assujettis à tirer profit de la période transitoire de deux années pour tout mettre en œuvre afin de se conformer aux nouvelles dispositions réglementaires encadrant l’activité de la microfinance.

Il a en outre rassuré les acteurs du secteur de la microfinance que des actions de vulgarisation et des sessions d’échanges comme celles-ci se poursuivraient pour faciliter l’implémentation de cette nouvelle réglementation. A cet effet, Il a indiqué que la COBAC ne ménagera pas ses efforts pour mettre à leur disposition, comme cela a toujours été le cas, toute l’écoute et l’assistance technique nécessaires pour permettre la bonne application de ces textes. De plus, le Président de la COBAC, au vu de l’importance singulière et réaffirmée du secteur de la microfinance dans la CEMAC, a insisté sur la nécessité d'une surveillance constante, dynamique et plus stricte du secteur de la microfinance par le superviseur bancaire.

Discours prononcés par le Secrétaire Général Adjoint de la COBAC à l'occasion de l'atelier de formation à l'utilisation de l'applicatif eSESAME

jeudi 24 mai 2018

Les thèmes retenus pour ces travaux ont porté sur la présentation détaillée de la démarche d’élaboration des états déclaratifs des établissements de microfinance et sur la présentation de la démarche de transmission des états réglementaires, via le portail eSESAME.

Dans son propos introductif, le Secrétaire Général Adjoint de la COBAC a souligné l’importance grandissante que revêt le secteur de la microfinance dans la CEMAC et relevé le caractère central du reporting réglementaire, pour une supervision efficace du secteur. A cet effet, il a rappelé qu'en tant que principale source de collecte d’informations sur ce secteur, le reporting des EMF a une importance capitale, en ce sens qu'il constitue une aide judicieuse pour l’orientation des politiques nationales et permet de calibrer le dispositif de supervision applicable aux EMF, ainsi que les décisions de la Commission Bancaire y afférentes.

Partant, des constats relevés à l'issue des missions diligentées auprès des EMF lesquels mettent en exergue des anomalies récurrentes liées à la qualité et à la fiabilité du reporting produit, il a justifié la nécessité de tenir ledit atelier. A ce propos, il a notamment relevé les mauvaises imputations comptables régulièrement identifiées, les déclarations imcomplètes et l'absence de certains états essentiels pour l’appréciation de la situation prudentielle des EMF, notamment ceux relatifs aux engagements du hors bilan, à la division des risques, aux engagements en faveur des apparentés et aux informations statistiques.

Il a également indiqué que le nouveau paysage règlementaire déployé impose, comme le précédent, diverses obligations auxquelles il convient de se conformer scrupuleusement. Mieux, les mesures coercitives édictées, en cas d’infraction, notamment au plan du reporting, y sont également plus lourdes.

Dans son mot de clôture, le Secrétaire Général Adjoint de la COBAC, après avoir souligné l'importance grandissante du secteur de la microfinance, a notamment insisté sur la nécessité d'une surveillance désormais plus stricte des activités de ce secteur par l’ensemble des Autorités impliquées dans son contrôle.

 

 

Discours du Secrétaire Général de la COBAC à l'occasion de la sixième rencontre annuelle entre la COBAC et la Commission Bancaire de l'UMOA

lundi 9 avril 2018

Dans son propos, le Secrétaire Général s'est félicité de la coopération étroite, et tout à la fois fructueuse, qui fait de ce cadre annuel d’échanges, un instrument de choix au service des objectifs communs, en matière de supervision bancaire.

Rappellant que les principaux indicateurs macroprudentiels tendent à montrer une certaine résilience d’ensemble des secteurs bancaires de la CEMAC et de l'UMOA, il a notamment relevé la nécessité d’anticiper leurs évolutions, favorables ou non, en y consacrant pleinement des ressources, aussi bien organisationnelles que techniques.

Par ailleurs, bien que des avancées majeures soient intervenues dans le corpus réglementaire de ces deux zones, il a néanmoins insisté sur les chantiers en cours qui concernent notamment la supervision des services de paiement, la protection des consommateurs des services financiers, les normes de gestion et de reporting sur base consolidée et la gestion des risques bancaires.

Pour conclure, il a formulé le vœu que cette sixième rencontre connaisse, comme les précédentes, un succès à la hauteur des attentes respectives.